Ne soldez pas grand-mère, elle BROSSE encore ou les savoureuses grivoiseries de San-Antonio
Résumé
Humourisons donc avec San-Antonio et pour une fois sortons de la littérature (lis-tes-ratures,
avait savamment titré le Professeur Foudil Dahou l’une de ses communications !) et des jargons
guindés et souvent obscurcissant des notions simples à des fins de complications gratuites. San-
Antonio ouvre le feu dans son 170e roman, et comme toujours dès les premières lignes avec un
petit joyau, en l’occurrence (je n’ose pas le jeu de mot qui s’impose !) le nom de l’héroïne Gling-
Gling « ce qui, traduit du mandarin, signifie : “éjaculation matinale sur une feuille de nénuphar” ».
Cet exemple montre tout le génie de San-Antonio. Car il faut bien le reconnaitre il s’agit de génie
à l’état pur. Inclassable car il réalise, mine de rien, l’exploit, très rare, de mettre dans ses textes
de l’humour, rejoignant en cela Rabelais qui faisait du rire une thérapie inégalable, mais aussi
de la philosophie, celle de la sagesse « La principale cruauté du destin étant de transformer les
hommes en carcasses obsolètes, histoire de leur apprendre à mourir ». Et du merveilleux avec Salami,
son chien savant et plus au courant des travers des hommes que ces derniers pour eux-mêmes et
leurs semblables. Et aussi de l’histoire, témoin caustique de son époque, regardée sans
concession.

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