Trésors d’écriture Toutes les femmes sont [-elles] des Joconde ! [ ?]
Résumé
Ce matin, la Littérature maghrébine d’expression française s’est longuement regardée dans sa
psyché d’encre indélébile ; elle y a dévisagé des visages féminins depuis longtemps absents et
injustement méconnus. Ce midi, l’écrivaine a brisé les signes de l’infatuation masculine que la
fièvre de l’écriture en miroir a sans fin ravagée. Narcisse n’était plus déjà ! Ce soir, les chants de
l’écrivaine joutent de finesse avec les rudes mots des écrivains désormais endormis.
Demain, sans doute, le chant du cygne guettera-t-il l’écrivain maghrébin alors que les
contrechants de l’écrivaine domestiqueront une littérature inquiète des ruines de l’oubli et
heureuse « [du] temps retrouvé » (Parker, 1985, pp. 5-7). Mais certainement, le surlendemain,
notre lecture avertie sera-t-elle de contrauctorialité et de spéculation car « les intentions d’un
artiste, comme les explications du spectateur, sont toujours de fausses clés. Elles n’abordent qu’un
côté d’une œuvre, elles n’entament pas l’énigme qu’elle est » (Soulages, s.d., p. 109).

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