Linguistic Decay and Poverty of Thought Quo vadis
Résumé
Jusque dans l’abondance et le confort absolus, ce village pla-nétaire malheureux, angoissé, tourmenté, frénétique, accumule tant de cri-ses et de carences brandissant la désolation en étendard flamboyant dans toutes les activités. Alarmistes, les humains l’ont été, le sont, ou le de-viennent. Mais tout en restant à la périphérie, au futile, à l’inessentiel. Porteurs de sinistres, s’ils sont conjugués, ces phénomènes nouveaux et corrosifs que sont les homophobies structurelles et multiples, aussi bien que les extrémismes bornés et arc-boutés sur des mirages de supériorités, les conflits d’une gratuité à la mesure des revendications dégradantes pour l’humain au sens noble, les bouleversements climatiques de plus en plus visibles, dangereusement menaçants, les paupérisations de vastes régions du monde.
Mais une crise sournoise, rampante, généralisée, incolore, inodore, sans doute à la source de toutes les autres, objet de cris d’alarmes et d’alertes répétés, réside dans le délabrement linguistique paralysant, pandémique.
Évoluant dans des nuées de vocables vagues, sans véritables consistances sémantiques, d’abréviations atrophiantes, de siglaisons sclérosantes, le locu-teur moyen actuel régresse continuellement, dans un épais brouillard d’in-compréhension,d’incommunication, d’approximations, de présomptions.
Références
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