performances des variétés secondaires d’olivier (Olea europaea L.,) en tunisie

  • Charfi C Masmoudi Laboratoire d’Amélioration de la Productivité de l’Olivier et Qualité du Produit. Institut de l’Olivier. Station de Tunis Sis INRAT-Tunisie.
  • S Ben Abdallah Laboratoire d’Amélioration de la Productivité de l’Olivier et Qualité du Produit. Institut de l’Olivier. Station de Tunis Sis INRAT-Tunisie.
  • A Oueslati Laboratoire d’Amélioration de la Productivité de l’Olivier et Qualité du Produit. Institut de l’Olivier. Station de Tunis Sis INRAT-Tunisie.
  • M Ayadi Laboratoire d’Amélioration de la Productivité de l’Olivier et Qualité du Produit. Institut de l’Olivier. Station de Tunis Sis INRAT-Tunisie.
  • Ismail E Belhadj Laboratoire d’Amélioration de la Productivité de l’Olivier et Qualité du Produit. Institut de l’Olivier. Station de Tunis Sis INRAT-Tunisie.
Keywords: Variété locale, vigueur, pomologie, rendement, composition de l’huile

Abstract

Ce travail a été réalisé au Nord de la Tunisie dans le but d’évaluer les performances des variétés secondaires d’olivier (Barouni, Beldi, Dokhar, Rkhami, Kessi, Gerboui, Zarrazi, Zalmati, Zarzane, Chamchali, Tounsi, Gemri, Dhahbia, Besbassi, Gtar et Oueslati) en âge de croisière, cultivées en intensif et sous irrigation déficitaire (64%ETc). Les résultats ont été comparés à ceux obtenus chez les principales variétés Chétoui et Chemlali cultivées sur le même site et ailleurs. Il apparait que les variétés Chemlali, Zarzane et Doukhar sont les plus vigoureuses, avec des volumes de la frondaison >15%, un accroissement annuel des pousses compris entre 25 et 35% et une couverture du sol > 20%, dont il faut tenir compte pour chaque variété lors de l’estimation des besoins en eau de la culture en raison de sa grande variabilité. Les quantités d’eau apportées et leur répartition ont permis de couvrir correctement les besoins en eau de la plupart des variétés mais pour certaines, comme Sayali (-20,7%), Dhahbia (-3%) et Chemlali (-8%), un rétrécissement du diamètre des fruits a été observé au cours du stade 2 de développement des olives, ce qui a nécessité un réajustement de la répartition des apports d’eau après la période de floraison. Sur la base des EUE, les variétés étudiées ont été classées. Les variétés Barouni et Zarrazi ont eu une EUEfruit >1 mm/m3 alors que les variétés Souihli, Chemchali, Beldi, Chétoui, Zarzane, Rkhami et Dahbia ont présenté une EUEproduction >1 kg/m3. Les résultats relatifs aux analyses d’huile ont révélé des rendements allant de 8,5% (Rkhami) à 20,9% (Barouni). Les taux supérieurs à 15% ont été obtenus chez Barouni, Sayali et Chétoui ; ces deux dernières ont présenté des teneurs en acide oléique (70%) plus élevées que celle de la variété Chétoui (62%), principale variété du Nord tunisien. Les teneurs en acide palmitique (C16:0) ont évolué entre 12,36% (Rkhami) et 20,71% (Chemlali). Les valeurs élevées sont considérées comme un défaut. Pour conclure, il est important de bien choisir et associer les variétés au niveau des oliveraies, et si certaines s’avèrent peu performantes, cas de la variété Chétoui fortement alternante, il est possible de la remplacer par des variétés secondaires plus performantes et ayant prouvé leur adaptation dans les zones de prédilection.

Published
2021-01-31