DIVERSITE DES CULTIVARS DU PALMIER DATTIER : UN ATOUT EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PHOENICICOLE A N’GOUSSA
Abstract
Cette étude a pour objectif l'appréciation, à travers des indicateurs, de la diversité de cultivars du palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) dans la palmeraie de N’Goussa (Ouargla, Sahara nord-est algérien). Il s'agit d'estimer leur âge, d’étudier leur mode de répartition et de statuer sur les cultivars recensés par utilisation de la classification IUCN ; afin d'évaluer le risque d’érosion. Ceci permet d'aider à envisager des actions en faveur d'une éventuelle réhabilitation et restauration du patrimoine en déclin et de mettre à disposition des pouvoirs publics et décideurs, un atout pour une prise en charge éclairée de cette ressource. La prospection s'est déroulée durant la période de récolte de dattes (entre octobre 2019 et janvier 2020), en utilisant une fiche d’enquête adaptée, administrée d'une manière systématique pour les 41 exploitations réparties sur 8 sites sélectionnés et correspondants aux différents forages de la zone. Ceci a permis de recenser 2917 pieds, répartis en 24 cultivars de dattiers d'âge variable (entre 14 et 80 ans). L’abondance relative des cultivars affiche une diversité modeste et une tendance générale de deux cultivars Deglet Nour (44%) ; puis Ghars (38 %), tandis que l’ensemble des 22 cultivars restants ne représente que 18 %. Ainsi, l’indice de la fréquence d’occurrence révèle cinq classes de cultivars (accidentels : 33,3% ; accessoires : 25%; constants : 16,7%; réguliers : 8,3% et omniprésents : 8,3%) pour une qualité d’échantillonnage considérée comme bonne (0,4). Le statut de menace montre que 22 cultivars parmi les 24 recensés sont classés en catégorie menacée de disparition, soit 91,7 % dont 79,2% en danger critique et 12,5% en danger. Des mesures urgentes doivent être engagées en faveur des cultivars les moins abondants et les plus vulnérables, pour leur préservation.