EXPÉRIENCE D’ÉPURATION DES EAUX USÉES URBAINES PAR LAGUNAGE SOUS CLIMAT SAHÉLIEN (NIAMEY, NIGER) ET QUELQUES DONNÉES RÉCENTES SUR LA MISE EN PLACE DE CETTE TECHNIQUE DE TRAITEMENT SOUS CLIMAT SAHARIEN (CUVETTE DE OUARGLA, SAHARA SEPTENTRIONAL EST ALGÉRIEN

  • IDDER Tahar1 Laboratoire de Protection des Ecosystèmes en Zones Arides et Semi-arides Université Kasdi Merbah-Ouargla BP 511 Ouargla 30000 Algérie
  • LAOUALI Mahamane Sani Département de Chimie, Faculté des Sciences, Université de Niamey, Niger
  • IDDER Abdelhak Laboratoire de Protection des Ecosystèmes en Zones Arides et Semi-arides Université Kasdi Merbah-Ouargla BP 511 Ouargla 30000 Algérie
  • SEIDL Martin 3)CEREVE, 6-8 Avenue Blaise Pascal Champs sur Marne, 77455 Marne la Vallée, FRANCE
Keywords: Epuration, eaux usées, lagunage, Sahel, Sahara

Abstract

La station de traitement des eaux usées par lagunage de la ville de Niamey est une installation pilote qui offre la possibilité de réaliser des comparaisons systématiques entre plusieurs filières et modes de traitement par lagunage (lagunage à microphytes, lagunage à macrophytes) de manière simultanée et dans les mêmes conditions de fonctionnement. Cette station a été réalisée en 1998 grâce à un financement de la Commission européenne et une assistance technique de l’ONG belge AQUADEV. Elle constitue, avec celle de l’IER (Ecole Inter-Etats d’Ingénieurs de l’Equipement Rural de Ouargadougou), un des rares sites opérationnels de recherche en Afrique de l’ouest. Dans le cadre de l’expérience décrite dans cette étude, quatre filières de traitement ont été testées avec la combinaison de trois systèmes de lagunage différents: les microphytes, les macrophytes enracinés (Echinocloa Stagnina) et les macrophytes flottants (Lemna minor et Eichhornia crassipes). Les performances des quatre filières ont été évaluées sur la base de comparaison des résultats. La combinaison entre Eichhornia crassipes et Echinocloa Stagnina s’est révélée être la plus performante sur les paramètres physico-chimiques et biologiques, avec 95% d’abattement sur les MES, 94% sur les orthophosphates, 85% sur la DCO et 80% sur la DBO5. Les résultats ont montré, en outre que globalement, il n’y avait pas de différences significatives sur le plan épuratoire entre la filière à Lemna minor et la filière à lagunage naturel à microphytes. Dans un tout autre contexte écologique, le Sahara Algérien, une prise de conscience semble voir le jour pour le recours à la technique de traitement des eaux usées par lagunage, en particulier après les échecs observés suite à la mise en place de procédés «sophistiqués» de traitement des eaux (principalement les boues activées) qui se sont révélés très rapidement inadaptés au contexte local. Nous citerons à titre d’exemple le cas de la station de lagunage aéré de la ville de Ouargla dont la réalisation est encore très récente. Cet aménagement, outre le fait qu’il va permettre une meilleure prise en charge du problème de la gestion des eaux usées dans la cuvette de Ouargla, permettra aussi de servir de modèle de recherche appliquée pour le traitement des eaux usées par lagunage sous climat saharien, domaine de recherche jusque-là très peu exploré. Cette station, compte tenu de sa récente mise en service, n’a encore pas atteint un régime de fonctionnement stabilisé (bassin en cours de remplissage, variation importantes dans le temps des flux arrivant en tête de station, etc.) qui puisse permettre une exploitation des résultats scientifiques de manière valable. Par conséquent, on se limitera donc, dans le cadre de cette seconde partie de l’étude, à effectuer une description de ce site de traitement et à présenter ses principales caractéristiques.

EXPÉRIENCE D’ÉPURATION DES EAUX USÉES URBAINES PAR LAGUNAGE SOUS CLIMAT SAHÉLIEN (NIAMEY, NIGER) ET QUELQUES DONNÉES RÉCENTES SUR LA MISE EN PLACE DE CETTE TECHNIQUE DE TRAITEMENT SOUS CLIMAT SAHARIEN (CUVETTE DE OUARGLA, SAHARA SEPTENTRIONAL EST ALGÉRIEN)
Published
2018-09-23