REPONSES MORPHO-PHYSIOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES DE LA SYMBIOSE RHIZOBIA-ARACHIDE AU STRESS HYDRIQUE

  • LAZALI Mohamed Mohamed Département de phytotechnie, Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El-Harrach, Alger, Algérie, Faculté des Sciences de la Nature et la Vie et des Sciences de la Terre Université de Khemis Miliana, Ain Defla, Algérie
  • OUNANE Sidi Mohamed Département de phytotechnie, Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El-Harrach, Alger, Algérie
  • CHAKER-HADDADJ Assia Faculté des Sciences Biologiques, Université des Sciences et Technologie Houari Boumediene (USTHB), Bab Ezzaour, Alger, Algérie
  • ALKAMA Nora Faculté des Sciences Biologiques et Agronomiques, Département d’Agronomie Université Mouloud Mammeri, Tizi Ouzou, Algérie
  • NOUAR Samia Département de phytotechnie, Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El-Harrach, Alger, Algérie
Keywords: Stress hydrique, arachide, symbiose, tolérance, sélection

Abstract

En dépit du niveau de résistance assez important développé par l’arachide (Arachis hypogaea L.), sa production dans les écosystèmes secs est affectée par des périodes de déficit hydrique survenant au cours du cycle de croissance. La présente étude recherche à mettre en évidence les réponses au déficit hydrique faible, modéré puis sévère de cinq populations d’arachides, d’origine locale et étrangère inoculées par trois souches rhizobiennes, en vue d'identifier des critères pour la sélection des interactions symbiotiques mieux adaptées à la sécheresse. Les mécanismes étudiés portent principalement sur les aspects morpho-physiologiques (hauteur de la tige et surface foliaire), aspects biochimiques (fixation symbiotique de l’azote et accumulation de la proline), aspects hydriques de la plante (teneur relative en eau et potentiel hydrique foliaire) et agronomiques (rendement et composantes). Les résultats laissent remarquer que les effets du stress hydrique se manifestent par une diminution de la teneur relative en eau et du potentiel hydrique foliaire et une augmentation de la résistance stomatique et de la température du couvert végétal. Ces effets de la contrainte hydrique se répercutent négativement sur la croissance végétative ainsi que sur l’assimilation et la fixation de l’azote et enfin sur le rendement et ses composantes. Les interactions symbiotiques étudiées se comportent différemment en fonction de la sévérité du stress. Cependant, les couples symbiotiques SA3-BER, SA3-OUM, SA3-TON, SA3-TIM, SA1-BER, SA1-TON et SA1-OUM se sont avérés les plus tolérants aux différents degrés du déficit hydrique. Par contre, les interactions symbiotiques SA2-TIM et SA2-NIG, montrent une sensibilité importante face au manque d’eau. Le comportement des autres couples symbiotiques varie en fonction de la sévérité de la contrainte hydrique. De plus, la variabilité génétique du matériel végétal vis-à-vis du stress hydrique ne semble pas liée à l’origine géographique des populations d’arachides, mais plutôt à leur phénologie et à leur morphologie.

REPONSES MORPHO-PHYSIOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES DE LA SYMBIOSE RHIZOBIA-ARACHIDE AU STRESS HYDRIQUE
Published
2018-09-30