Translating Iconicity Semiotic Reflections on the Untranslatability of Visual Codes
Résumé
La présente étude est une réflexion sémiotique sur les difficultés de la traduction iconique, elle tente de mettre en lumière la complexité du processus d’émission du message visuel. Il souligne l’importance des codes conventionnels dans l’histoire de la communication humaine, permettant aux individus de formaliser des représentations propres à leur groupe social. Les premiers moyens de communication humaine, tels que les pictogrammes et les pétroglyphes, ont évolué en pictogrammes, passant de la représentation figurative à la représentation graphique. Dans un contexte où la com-munication humaine évolue vers une culture visuelle prédominante, les ima-ges, symboles et icônes deviennent des moyens puissants de communication. Ils peuvent être utilisés efficacement pour transmettre des informations de manière mémorable dans divers contextes. La réflexion menée sur les défis méthodologiques liés à la traduction des codes iconiques nécessite de repenser les outils conceptuels classiques et de déterminer le corpus à analyser de manière préliminaire. La dynamique sémiotique dans l’inter-prétation des codes visuels révèle que les signes peuvent acquérir de nouvelles significations en réponse à des évolutions culturelles, sociales ou technologiques. Le concept de similis en sémiotique établit un lien direct et identifiable avec ce qu’il désigne par analogie ou similarité. La sémiose désigne le processus par lequel un signe acquiert du sens à travers une interaction triadique entre l’objet, le signe et l’interprétant. L’article explore également la nature des signes visuels en mettant en avant le concept de sens dans la sémiotique, inspiré notamment des théories de Saussure. Il distingue entre le sens dénotatif (littéral) et connotatif (associatif) des éléments visuels, soulignant l’importance des codes iconiques dans la communication visuelle
Références
BATICLE, Yveline (1977). Le verbal, l’iconique et les signes. Communication & Langages, n° 33, p. 20-35. Paris : Centre d’Études Sociologiques. https://www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_1977_num_33_1_4372
BLUMENBERG,Hans (1999). La légitimité des temps modernes. Paris : NRF-Gallimard.
DAUDET, Alphonse (1890). Tartarin de Tarascon. Paris : C. Marpon Et E. Flammarion Éditeurs, Collection Guillaume.
HEL (2005). L’autonymie.Histoire Épistémologie Langage, tome 27, fascicule 1.
KOURDIS, Evangelos(2018). La traduction intersémiotique dans les dictionnaires dufrançais argotique. Revue TTR –Traduction, Terminologie, Rédaction, vol. 31, n° 1 – Traduire la banlieue : problématiques, enjeux, perspectives, p. 127-148. https://www.erudit.org/fr/revues/ttr/2018-v31-n1-ttr04802/1062549ar.pdf
LOCKE, John (2009). Essai sur l’entendement humain. Paris: Librairie Générale Française.
MUCCHIELLI, Roger (2006 ). L’analyse de contenu : des documents et des communications. Paris: ESF éditeur. Collection Formation permanente. Série Développement personnel.
PERAYA, Daniel (1995). L’image: une troublante analogie.Journal de l’enseignement primaire. Éducation aux Médias. https://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/bachelor_74111/Cours_2005-6/03_Seances_6-7/JEPRIM_5.pdf