Quelle réflexion critique pourrait-on conduire sur le récit alors même que le Texte Primitif a été égaré depuis que les hommes ont perdu le don fantastique de se raconter ? Sous le prétexte fallacieux d’évoluer, les hommes ont tu la voix innocente qui chantait la relève du matin[1]. Fabulateur, l’homme a détourné la vie. Le récit s’est alors défragmenté selon les cultures et, un instant éternel, a semblé disparaitre des horizons d’attente des lecteurs déchus. Caduque, l’humanité ne perdure qu’à travers son propre récit écrit aux temps incertains de l’avenir.    

 

[1] Lire : Henry Millon de Montherlant, la Relève du matin, Bernard Grasset, 1942.

Publiée: 2021-01-22